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Alerte arnaque

Faux SMS péage et télépéage : reconnaître l'arnaque

Par A. et G. Balloy · Mis à jour le 19 septembre 2026 · 5 min de lecture
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Un SMS ou un email annonce un péage impayé, avec un petit montant à régler en urgence pour éviter des pénalités. Ce message, qui usurpe l'identité d'opérateurs comme Sanef, Ulys, Aliae ou Fulli, profite directement de la confusion créée par le péage en flux libre, où le règlement s'effectue désormais après le passage plutôt qu'à une barrière.

Le mécanisme : profiter d'une vraie confusion

Une dette qui peut sembler plausible

Contrairement à un faux colis totalement inventé, une dette de péage en flux libre peut être réelle dans ce système sans barrière, ce qui rend le message plus troublant. Mais le SMS lui-même trahit la fraude : les vrais avis de paiement n'arrivent jamais par ce canal.

Exemple observé
"Ulys Péage : un solde de 6,80€ reste dû, régularisez via ce lien avant le [date] pour éviter des pénalités."

Le vrai canal : le courrier, pas le SMS

72 heures, puis un courrier postal

Chez Sanef par exemple, si un passage n'est pas réglé sous 72 heures et qu'aucun compte client n'y est associé, un avis part uniquement par courrier postal à l'adresse de la carte grise. Une notification par email n'arrive que si vous avez vous-même créé un compte et activé les notifications.

Ciblage en masse, pas personnel

Vous n'avez pas besoin d'avoir pris l'autoroute

Ces SMS sont envoyés massivement, sans savoir qui a réellement emprunté une autoroute à péage. Même les non-clients des opérateurs reçoivent ces messages. Sur des milliers d'envois, une petite fraction de clics suffit à rendre l'opération rentable pour les fraudeurs.

Un message de ce type reçu récemment ?
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Que faire ?

  1. Ne cliquez jamais sur le lien reçu par SMS ou email.
  2. Vérifiez directement par plaque d'immatriculation sur le site officiel de l'opérateur concerné : sanef.com (A13, A14), aliae.com (A79), ulys.com ou fulli.com selon votre abonnement.
  3. Signalez le SMS au 33700, l'email sur Signal Spam, ou le site frauduleux sur phishing-initiative.fr.
  4. Si vous avez déjà payé sur un faux site, contactez votre banque immédiatement pour faire opposition.
Pourquoi ce type d'arnaque fonctionne-t-il particulièrement bien ?
Le péage en flux libre, sans barrière, a changé les habitudes des automobilistes : le paiement s'effectue désormais après le passage, via internet, ce qui crée une vraie confusion que les fraudeurs exploitent. Contrairement à un faux colis totalement inventé, une dette de péage peut être réelle dans ce système, ce qui rend le message plus troublant qu'une arnaque classique. Les escrocs envoient ces SMS en masse, sans savoir qui a réellement emprunté une autoroute à péage : sur des milliers de messages envoyés, il suffit qu'une petite fraction des destinataires clique et paie pour que l'opération soit rentable. Recevoir ce message ne signifie donc jamais que vous êtes spécifiquement ciblé ou identifié, même s'il mentionne votre plaque d'immatriculation.
Le SMS connaît ma plaque d'immatriculation, est-ce vraiment un péage impayé ?
Non, cette précision ne prouve rien : plusieurs fuites de données ont mis en circulation des combinaisons entre identité, téléphone et plaque d'immatriculation, que les fraudeurs réutilisent pour personnaliser leurs messages à grande échelle. Le signal le plus fiable reste le canal et le délai : chez Sanef par exemple, si un passage n'est pas réglé sous 72 heures et qu'aucun compte client n'est associé à la plaque, un avis de paiement part uniquement par courrier postal à l'adresse du titulaire de la carte grise, jamais par SMS. Une notification par email n'arrive que si vous avez vous-même créé un compte client et activé les notifications, depuis une adresse se terminant précisément par le domaine officiel de l'opérateur.
Comment vérifier si j'ai vraiment un péage à régler ?
Chaque opérateur propose une vérification directe par plaque d'immatriculation sur son site officiel, sans jamais passer par un lien reçu par SMS. Pour l'A13, l'A14 et Boulay, il s'agit de sanef.com. Pour l'A79, d'aliae.com. Pour un badge Ulys (Vinci Autoroutes) ou Fulli, il s'agit de ulys.com ou fulli.com selon votre abonnement. Tapez l'adresse vous-même dans votre navigateur, saisissez votre plaque, et un passage récent non réglé s'affichera directement s'il existe réellement, avec la possibilité de le régler en toute sécurité sur le vrai site. Si aucune dette n'apparaît sur aucun de ces sites alors que vous n'avez pas emprunté d'autoroute à péage récemment, le message reçu est nécessairement frauduleux, quelle que soit la précision apparente de son contenu.